Fibroscopie urétérale et rénale : la dernière avancée pour le traitement des calculs

Accéder à l’exploration des conduits urinaires et de cavités rénales n’a longtemps été possible qu’au moyen de techniques invasives (chirurgicales par voie ouverte avec cicatrice).

Actuellement avec l’apport de fibroscopes miniaturisés, l’on peut explorer les cavités et conduits de l’appareil urinaire de manière complète, ce qui permet le traitement de calculs urinaires jusque là difficiles voire impossible d’accès ainsi que l’ouverture de perspectives diagnostiques et thérapeutiques sur certaines tumeurs.

Cette technique se pratique obligatoirement sous anesthésie générale.

Pour ce qui est des calculs, une fois le repérage effectué, il est possible de fragmenter le calcul à l’aide d’un faisceau laser et d’extraire les morceaux à l’aide de sondes adaptées (voir « Lithiases urinaires »). Ces techniques nécessitent de gros investissements financiers, sont relativement longues à mettre en œuvre et un apprentissage technique assez complexe, mais le service rendu au patient est incontestable par rapport à ce qui se pratiquait auparavant.

Cette technique peut s’intégrer dans le traitement de lithiases complexes ou l’on va associer l’utilisation de la lithotritie extracorporelle à celle de la fibroscopie couplée au laser au prix de séances parfois multiples, le but étant de débarrasser le patient de tout calcul dés lors que l’extraction est indiquée. Les fragments de calculs sont systématiquement envoyés en analyse

Les risques sont essentiellement d’ordre infectieux, d’ou la nécessité absolue de vérifier systématiquement la stérilité des urines avant l’intervention et de limiter la durée de celle-ci à 1H30, ce qui explique qu’il est parfois nécessaire et préférable d’agir en plusieurs temps, sachant qu’il faut une heure pour traiter 1 cm cube de calcul.

Les autres complications sont la perforation peropératoire de l’uretère qui cicatrise le plus souvent sans problème  ou le rétrécissement de l’uretère plus tardif décelé sur les radios de contrôle systématiquement demandées à distance de l’intervention

En fin d’intervention une sonde interne est le plus souvent laissée en place pour assurer une bonne cicatrisation, cette sonde étant retirée quelques jours plus tard sous anesthésie locale.

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